Les indésirables du lac William

En octobre on en voit de toutes les couleurs





Les célèbres cyanobactéries

Cyano vient du grec et signifie bleu-vert. Les cyanobactéries sont des microorganismes aquatiques qui possèdent des caractéristiques provenant des algues et des bactéries. En été, elles s’accumulent dans notre lac et s’alimentent principalement de phosphore intégré dans divers éléments qui s’écoulent dans le lac. C’est pour cette raison que ces algues se multiplient de façon exponentielle. Si on en voit en été, c’est signe que notre lac vieillit.

Nous sommes responsables de la présence des cyanobactéries. Plus précisément, les algues bleues augmentent dans le lac à cause des engrais et des fertilisants (agricoles ou domestiques), des pesticides, des réseaux sceptiques non-conformes et de la bande riveraine inexistante ou trop petite. Le ruissellement de surface non contrôlé et l’érosion des berges accentuent l’arrivée du phosphore dans l’eau. Cela permet aux cyanobactéries de se nourrir et par conséquent de se développer. La bande riveraine, dans ce cas-ci, permet de contenir et de purifier les sédiments qui s’écoulent vers le lac.
Phosphore + ruissellement + érosion des rives + chaleur = Cyanobactéries

Quelques mesures à prendre sur les rives du lac William et dans le bassin versant de la Bécancour:
• Assurer une bande de végétation en bordure du lac;
• Être en conformité si on possède des installations septiques;
• Ne pas épandre d’engrais ou de fertilisants ;
• Calculer plus adéquatement les épandages agricoles;
• Favoriser l’utilisation de détergents sans phosphate.

Qu’en est-il de la baignade ?
À moins d’indication contraire de la part de l’Agence de la santé publique, les eaux du lac William sont propices à la baignade. Évidemment, si l’eau ne vous semble pas claire et propre, évitez la baignade.

En 2012, malheureusement nous avons constaté une bonne quantité d'algues bleues.



Le myriophylle à épi

Le myriophylle à épis, originaire d’Europe, est une plante aquatique qui a commencé à envahir le lac et qui s’observe déjà à plusieurs endroits. Une des caractéristiques particulières du myriophylle est son mode de reproduction. Il se multiplie par bouturage, c’est-à-dire que lorsqu’un plant coupé n’est pas ramassé, des racines se forment et permettent aux fragments de s’implanter ailleurs.

Une tige de myriophylle peut produire jusqu’à 20 plants de cette façon! Pour éviter que le myriophylle se multiplie et envahisse de nouveaux territoires trop rapidement, il est très important de ne pas circuler en bateau dans les zones grandement affectées. Sachez qu’en très peu de temps, la superficie infestée par le myriophylle peut quadrupler et ainsi amener plusieurs désagréments comme une dévaluation des maisons, une diminution significative des activités nautiques et une biodiversité fortement réduite. Le myriophylle est très nuisible.

Il n’y a pas de solutions miracles pour l’enrayer. Afin de ralentir sa croissance, il y a plusieurs aspects sur lesquels nous pouvons travailler.

Des règles à appliquer

• Ne pas circuler dans les endroits où le myriophylle est présent.

• Ne pas couper la plante pour ainsi diminuer le nombre de boutures.

• Éviter d’enrichir le lac en phosphore en arrêtant d’épandre de l’engrais sur la pelouse.

• Avoir une fosse septique conforme aux règles environnementales.

• Avoir une rive boisée, car la reproduction du myriophylle nécessite beaucoup de soleil et une eau relativement chaude.